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 définition de l'homéopathe

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Orchidée
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MessageSujet: définition de l'homéopathe   Sam 24 Mar - 12:55

L'homéopathie, du grec homoios (similaire) et pathos (souffrance), est un système de médecine alternative non reconnu dans les milieux scientifiques qui consiste à traiter les malades à l'aide d'agents hautement dilués qui non dilués provoquent une maladie d'apparence analogue à celle que l'on veut combattre. La théorie de l'homéopathie a été créée par le médecin saxon Samuel Hahnemann (1755-1843) et publiée pour la première fois en 1796.

La Science et l'Art de Guérir et autres écrits
de C. M. BOGER

QU'EST-CE QUE L'HOMÉOPATHIE ?

L'homéopathie fait preuve d'un indispensable attachement à vivre qui n'est pas toujours apparent en surface ; c'est à cette vie intérieure qu'elle doit sa permanence. Les menaces de l'isopathie, de la pathologie, de la sérologie et des "ismes" en général mettent finalement tous leurs petits apports au pied de l'unique grande loi de guérison, avant de sombrer dans l'insignifiance. Nous avons mis avec tendresse l'accent sur sa supériorité, ses sphères d'influence, etc., sans mettre sérieusement son empreinte sur l'esprit du dix-neuvième siècle qui fonctionne aujourd'hui chez les médecins du vingtième siècle.

Que les semblables puissent être guéris par les semblables, on l'a cru pendant bien des siècles, mais il appartenait au génie de Hahnemann de démontrer que les semblables sont guéris par les semblables, donnant à entendre que c'est la voie naturelle. Pourquoi il en est ainsi ne peut être compris facilement sans une connaissance claire des principes de la physique et sans une bonne intelligence du contenu de l'Organon, car elles sont réciproquement solidaires. Tant que vous ne pouvez concevoir cela vous n'êtes pas en position de le comprendre vraiment et ne valez pas beaucoup mieux que d'autres prescripteurs empiriques qui travaillent sans la moindre règle ou direction. C'est un point clef dont vous ne pouvez faire abstraction et espérer pourtant apprendre la façon de guérir. C'est aussi, à cause de son éducation, la pierre d'achoppement pour l'allopathe aveugle qui n'a que trop souvent été hypnotisé par la fascination de ce qu'il appelle la chirurgie, une chose réellement nécessaire, mais dont on a beaucoup trop abusé. Si le véritable homéopathe a la plus grande confiance dans le pouvoir du similimum de guérir toutes les maladies curables, le chirurgien ordinaire soutient le point de vue opposé. Tous deux s'appuient sur l'expérience, mais les sortes d'expérience diffèrent radicalement.

La loi des similia a été pleinement démontrée, la puissance de la dynamisation a été amplement prouvée et la capacité du remède dynamisé à soulager, guérir et prolonger la vie indiscutable, et pourtant le corps médical s'accroche à ses idoles aux pieds d'argile, n'est vivant que dans certaines de ses parties, somnolent dans d'autres et complètement décadent dans son ensemble. La vision fugitive presque supraphysique révélée par notre Madame Curie n'en a pas encore pénétré la conscience intérieure et pour lui cet abord du pouvoir des immatériels reste forcément un livre fermé. Il pense encore en termes de force brutale, agit donc de la même manière et obtient les résultats accablants que l'on pouvait attendre. Ceux qui raisonnent à partir d'un point de vue basé sur des mesures coercitives resteront toujours des saboteurs, parce que la raison ne peut, par une quelconque imagination, évincer la loi naturelle. Leurs efforts violents n'aboutissent qu'à des répressions, qui ne font juste que rendre le curable incurable. L'homme qui essaie de pratiquer l'homéopathie en suivant cette mode est doublement condamnable. Il est déshonorant et indigne de nous de se tenir à l'écart de l'organisation dont nous chapardons les mêmes choses qui à la fois nuisent et font du bien à nos patients au-delà du croyable. Les méthodes mixtes sont entre toutes celles qui s'auto-détruisent le plus, et [leur emploi] signifie que le prescripteur a perdu le nord et avance en trébuchant, à l'aveuglette.

L'étudiant d'aujourd'hui s'exerce jusqu'à l'épuisement à [étudier] le côté matériel des choses, il devient donc aveugle à tout ce qui peut se tenir au-delà de ses sens émoussés. Il ne peut pas se rendre compte qu'exclure les impalpables exclut [aussi] la vie des choses, dont les nuances sont les seuls véritables guides pour réussir. L'éducation s'efforce d'inculquer une méthode pure, sachant bien qu'un certain déchet est inévitable. Que dire alors d'un enseignement qui est par lui-même d'un contenu douteux et infecté par des idées sommaires, sous le masque de la liberté d'action. Ce sont ces choses qui nous sapent, engendrent l'incertitude et provoque le genre d'inefficacité qui en définitive recourt à une palliation destructrice. La véritable homéopathie enseigne la médecine dans sa plénitude, toutes les autres méthodes sont dans une large mesure de sacrées illusions qui encouragent bassement l'ignorance.

Tout étudiant a le droit naturel d'obtenir une bonne connaissance opératrice de la loi de l'action et de la réaction, comme l'économie vitale en donne l'exemple, et par induction son support homéopathique, pour qu'il puisse parvenir à la compétence en thérapeutiques appliquées. Autrefois, lorsque l'étude de l'Organon et des matières médicales faisait partie du travail quotidien des facultés de médecine, l'étudiant apprenait plus de choses vraiment valables en deux ans qu'il ne le fait actuellement en quatre ans d'esclavage, remplies de choses qui lui donnent une fausse idée de la nature de la maladie et compromettent son utilité future. Les facultés l'éloignent de la nature, sans aucun doute, [l'empêchant] de pouvoir retrouver sa voie personnelle. L'entassement de détails sur des [êtres] immatures détruit tout sens des proportions des choses et laisse leurs esprits épuisés être facilement la proie des ridicules faux raisonnements de l'internat, où les traitements sont élaborés selon des méthodes de standardisation et de production en grande série. On peut ici faire remarquer combien il est difficile de trouver celui qui sait prendre une observation parfaitement claire, donc impossible [de trouver celui qui] sait comment s'y prendre pour trouver le remède correct.

L'homéopathe devrait connaître ses outils à fond et éviter ceux qui ne sont pas adaptés à son dessein. Cela signifie l'accès à des livres, des matières médicales, des répertoires et des fiches perforées homéopathiques de bonne qualité et la capacité à les utiliser. Les fiches perforées [NdT : ancêtres de l'informatique] constituent les plus récentes et les meilleures aides pour une prescription exacte, à condition qu'elles soient utilisées pour mettre en valeur des groupes particuliers de remèdes, parmi lesquels on est presque certain de trouver le similimum, pour finalement consulter le texte même de la matière médicale.

Nos diplômés paraissent dramatiquement désemparés même devant une bonne bibliothèque d'ouvrages de référence ; en tout premier lieu parce qu'ils ne semblent avoir que les idées les plus floues sur la valeur des symptômes et ne connaissent pas grand-chose à la façon de consulter systématiquement les livres appropriés. La formation médicale dans son ensemble ressemble beaucoup trop à une parodie grotesque tout proche d'une tragédie épouvantable pour les malades. Quant à la médecine scientifique, elle s'approche dangereusement d'une sorte imbécile d'homicide par imprudence ; toutes ses découvertes qui sauvent aujourd'hui sont mises à l'écart le lendemain, le grand public ayant payé en vies humaines le prix de cette expérience. On appelle cela le progrès et il est de la [même] sorte que celui qui nous a fait traverser l'époque de la saignée, puis celle de la mercurialisation à outrance, suivie par celle du quinquinisme et [qui] maintenant, avec une belle ingéniosité, empoisonne la nouvelle génération avec des sérums fabriqués à partir du sang d'animaux d'ordre inférieur. C'est toute une orgie désordonnée d'avachissement du matérialisme rampant, dans la confusion des esprits. Si le proverbe "Comme on pense on se porte" est encore vrai c'est vraiment un triste constat sur l'état de la médecine actuelle et cela démontre de façon concluante que la pensée qui suit des voies exclusivement matérialistes aboutit à des actes du même acabit. De tels esprits se méfient évidemment de ce qu'ils ne peuvent qu'à peine comprendre et sont franchement hostiles à tout, en dehors des concepts vraiment les plus bas de la matière. Ils s'élèvent avec la plus grande difficulté vers ce qui se situe sur un plan plus élevé. La structure actuelle de l'enseignement scolaire tend à aggraver de telles tendances et à fermer l'esprit aux concepts les plus élevés de l'existence. C'est un des aspects d'un tableau terrifiant.

La nature ne livre pas ses secrets à la demande, ni ne les révèle dans leur plénitude aux lécheurs de bottes qui s'extasient sur les mirages de la matière en désintégration ; toutes choses qui conduisent à l'aveuglement intellectuel et à la perte d'idéal. Un allopathe est un opportuniste par nature, tandis que le véritable homéopathe est tout aussi fatalement un vitaliste, qui reconnaît que l'âme des choses lutte pour s'élever et non pas pour descendre, sauf quand elle voyage vers l'anéantissement.

L'homéopathie dans son essence décrit le développement du pouvoir ; le pouvoir de voir les sources de la maladie, pouvoir dégagé et libéré de son état latent dans la matière brute, ce qui va lui permettre de devenir l'outil puissant qui stabilise la vitalité perturbée, c'est-à-dire la dynamis humaine, qui peut faire repartir l'énergie de manière normale.

Vous direz : comment pouvons-nous apprendre tout cela ? Tout d'abord en mettant de côté toutes les idées préconçues et tous les préjugés, puis en s'asseyant aux pieds de la nature et en observant comment elle agit et où elle a besoin d'aide ; comment elle agit de l'intérieur vers l'extérieur et de la pensée vers l'action ; comment elle extériorise tout, construisant l'image d'ensemble soumise à notre observation pour que nous puissions trouver son équivalent curatif. Nous pouvons le faire par des recherches assidues, une observation attentive et beaucoup d'efforts, ainsi nous serons capables de pénétrer les profondeurs de la maladie et donc de visualiser le génie de l'agent de guérison dont on a besoin.
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